Résolution des conflits.

Dans de nombreuses cultures, il est d’usage lors de conflits de rechercher les conseils auprès d’un sage.  Dans le monde, et pour des raisons diverses, des pratiques se sont développées et ont dans la vie sociale amené les parties en conflit à se réconcilier. Tous ces phénomènes sont placés sous le dénominateur commun d’assurer la résolution des litiges en-dehors des tribunaux. C’est précisément en cela que réside la force de la médiation, solution obtenue par ce biais, soit parce que les parties  comprennent mieux et appliquent mieux entre elles les règles de vie en société, soit parce qu’elles trouvent une solution qui réconcilie leurs intérêts mutuels par la prise en compte de leurs intérêts respectifs sans atteinte au respect mutuel et à leur relation.

Il existe un éventail de possibilités et de méthodes pour reconnaître le droit de chacun et trouver les bases d’une entente mutuelle. Ces méthodes peuvent être mises en œuvre à l’intervention  d’un juge ou par une tierce partie neutre. Le souci existet de mettre fin au conflit survenu,  d’une manière rapide et la moins coûteuse.  La pratique montre qu’une méthode fonctionne mieux qu’une autre en fonction de la nature du conflit, du tempérament des parties en conflit et de leur degré d’implication personnelle. Dans cette optique, il est également démontré que la médiation peut offrir un résultat plus durable et présenter une réelle plus-value.  C’est pour cela que la médiation retient notre attention particulière.La médiation est donc une méthode alternative de gestion de conflit. D’autres méthodes existent telle que: Arbitrage – Conciliation – Transaction …

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Espionner ses voisins, entre curiosité et convoitise; Ce qui peut devenir un cauchemar pour certains.

Selon l’institut de sondage Harris Interactive, 12% des français avouaient en 2015 avoir déjà espionné leurs voisins. Si la curiosité est souvent vue comme un vilain défaut, il semblerait que le fait de regarder par la baie vitrée de ses voisins soit plus courant qu’il n’y parait.

Mais que ce soit une fois par an ou toutes les dix minutes, est-ce normal d’observer ses voisins ? Qu’est-ce qui anime cette curiosité et comment réagir si on surprend ses voisins en train de regarder chez nous ?

Espionner ses voisins, entre curiosité et convoitise 

Pour Hélène L’Heuillet, psychanalyste et maître de conférence à la Sorbonne à Paris, “l’habitat de masse en général, en ville, mais aussi dans les cités, ou encore dans les zones pavillonnaires, favorise le face-à-face. On est collés contre les autres, on se voit, ou pire, on s’entend sans se voir”. L’experte explique ainsi que même la personne qui n’est pas portée sur l’observation de son voisinage peut un jour ou l’autre y mettre les pieds sans le vouloir car “en plus des conditions nouvelles de l’habitat de masse, il faut ajouter que nous vivons dans une culture du visuel. Notre rapport à l’autre passe beaucoup par l’image, l’imagination, et le regard”, poursuit-elle.

La psychothérapeute Emma Scali va plus loin : “On aime comprendre comment les autres vivent pour mieux appréhender notre propre façon de vivre. C’est également ce que nous faisons quand nous allons au théâtre ou au cinéma, ou quand on regarde des émissions de téléréalité.” explique-t-elle. La spécialiste ajoute entre autre que “selon un sondage BVA/Notre Temps, les plus de 65 ans passeraient en moyenne 40% de leur temps libre à espionner leurs voisins. Mais les plus jeunes sont aussi très curieux, puisque 19% des moins de 25 ans l’ont déjà fait”.

Avis partagé par Hélène L’Heuillet pour qui “les jeunes sont plus regardés que regardant, plus « espionnés » qu’espionnant. Le lieu de vie est moins important pour eux que pour leurs parents, car ils vivent une époque de leur vie où, en règle générale, ils déménagent souvent. Les comparaisons se produisent plus avec les copains qu’avec les voisins.”

Le fameux cliché de la voisine constamment collée à sa fenêtre pour surveiller les allées et venues ne serait donc pas totalement fantasmé. Mais pour Hélène L’Heuillet, cette activité d’espionnage presque “ancestrale” “ne paraît pas tant liée au sexe, qu’encore une fois, au rapport au lieu. Le travail féminin a mis fin à ce type de « femme-espionne ».

Et si ce sont nos voisins qui nous espionnent ?

De petit jeu à véritable habitude, l’espionnage entre voisins peut très vite nous concerner et tout à coup sembler moins drôle quand on se sent observé par ses propres voisins. Afin d’éviter toute forme de quiproquo, Emma Scali conseille de dédramatiser la situation. “Premièrement, il faut communiquer pour s’assurer des intentions du voisin en question. Peut-être n’y avait-il pas espionnage”, indique-t-elle.

Si la situation (et le caractère du voisin) le permet, Hélène L’Heuillet propose même de jouer la carte de l’humour en assénant des répliques sympathiques telles que « Ravie de vous intéresser à ce point!  »  ou « Venez voir à l’intérieur au lieu de regarder par le trou de la serrure ». La thérapeute précise le bien-fondé de cette méthode : “en principe, celui qui est surpris a honte. En général, ça suffit.” Le tout sans oublier que “si c’est plus grave, et devient menaçant — cela arrive, hélas — il faut faire appel au tiers institutionnel, la police.” recommande l’experte.

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La manipulation de masse; un art ???

Promenez-vous dans une foule. Portez votre attention sur les gens. Puis promenez-vous de nouveau dans la même foule et portez votre attention sur l’espace entre les gens. Il y en aura davantage à s’écarter les uns des autres. Essayez. Ça ne rate jamais. Voici une autre expérience. Arrêtez-vous à l’angle d’une rue et regardez en l’air pendant un moment. Vous verrez que les gens autour de vous regarderont aussi en l’air. Ils veulent savoir ce que vous regardez et pendant cette brève période vous aurez déterminé la direction de leur attention.

imagesSi je dis à un groupe de penser à une voiture rouge, il est très probable qu’ils le fassent tous. Et si je leur dis de ne pas penser à une voiture rouge… ils penseront quand même à une voiture rouge ! Ils auraient pu choisir de penser à une montagne bleue à la place. Ce qui permet de réaliser combien il est facile de diriger l’attention des masses.

Très peu de gens formuleront une pensée personnelle ou choisiront autre chose que ce qui leur a été dit. En fait, si vous ne prenez pas de décisions ni n’avez d’objectif, quelqu’un d’autre le fera pour vous. Vous connaissez cela dans votre vie personnelle : si votre conjoint vous demande où vous voulez aller dîner et que vous n’avez aucune préférence particulière, ce sera donc lui qui décidera où aller. La même chose s’applique à grande échelle.

En raison d’un défaut général de volonté et de prise de conscience de la plupart des gens, on décide pour eux de leur réalité, en leur donnant seulement l’illusion d’un choix – comme l’option de payer leurs impôts par carte de crédit ou par virement bancaire.

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Le travail ; grand intégrateur social.

Le travail a toujours été considéré comme le plus grand intégrateur social. Ainsi, des générations d’immigrés se sont intégrées à la société par le travail dans les secteurs du bâtiment, des mines et de la sidérurgie. Celui-ci permet l’accès au revenu, aux droits sociaux, mais aussi à un réseau de sociabilité et à une identité sociale, c’est-à-dire au bout du compte à une citoyenneté réelle. Le travail permet d’abord de s’ancrer dans des normes collectives. Il conduit à partager le même rythme de vie (horaires journaliers, week-end, vacances), d’accéder aux normes de consommation en vigueur (voiture, logement…) mais aussi de bénéficier de la protection sociale (maladie, vieillesse, assurance, chômage) et d’éprouver ainsi le sentiment d’être un membre de la société. Ce sentiment, se ressent aussi au niveau du collectif de travail, de la fréquentation des collègues, de l’appartenance à un syndicat ou à une association dérivée de l’univers professionnel. De cette manière les individus peuvent tisser un réseau relationnel qui, au fil du temps, devient souvent un réseau amical.

Mais le travail contribue aussi à l’individualisation des personnes. L’emploi salarié est une manière décisive de s’affranchir de la tutelle parentale ou conjugale. Par exemple l’activité féminine a toujours été très élevée au cours du XXe siècle dans l’agriculture et le commerce, mais dans une situation où l’employeur était souvent le conjoint. Il faudra attendre les années 1960 pour que l’ancrage dans le salariat permette une plus grande autonomie aux femmes actives et les conduise à remettre en cause la domination qui s’exerçait sur la condition féminine. 

Les mutations de l’emploi ont été considérables au cours des quarante dernières années. Elles se sont accompagnées d’une dégradation d’une dégradation de la norme d’emploi issue des Trente Glorieuses, où le marché du travail était essentiellement caractérisé par le plein-emploi, des contrats à durée indéterminée et une grande stabilité des carrières professionnelles. Depuis la fin des années 1970, le chômage de masse et la précarisation des emplois (CDD, stages, intérim…) ont fragilisé la condition salariale. Malgré cela, les normes sociales se bâtissent encore largement autour du travail et de la valeur qui est accordée. Lorsqu’on observe la situation des chômeurs de longue durée, on peut comprendre par défaut l’importance de l’emploi et du travail comme instance d’intégration. Etre écarté longuement de l’emploi, c’est d’abord connaitre une baisse considérable de ses revenus : après la période d’indemnisation, les chômeurs en fin de droits n’ont accès qu’à l’allocation de solidarité spécifique (ASS), voire au revenu de solidarité active (RSA), dont les montants les obligent à affronter la pauvreté au quotidien. C’est donc se sentir exclu des normes usuelles de consommation et même parfois des plus essentielles (accès au logement, à une nourriture suffisante, à un habillement décent…).

Au-delà des conditions matérielles d’existence, être privé d’emploi, c’est faire l’expérience d’une dégradation de l’image de soi, être marqué par le sentiment de son inutilité sociale.

Cela peut conduire au repli sur soi et à une dégradation de son état de santé. Toutes les enquêtes montrent ainsi que le risque d’être concerné par une pathologie grave est plus important chez les personnes exclues durablement de l’emploi. Les liens familiaux sont également affectés. Le fait d’être au chômage, fragilise aussi les couples. La probabilité d’une rupture est donc plus importante lorsqu’un des deux partenaires traverse une période de chômage.

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Le rôle de l’école dans l’intégration sociale.

Le système éducatif, sujet qui revient régulièrement, contribue-t-il efficacement à l’apprentissage des règles sociales, à la diffusion d’une culture commune ? Favorise-t-il le « vivre ensemble » ?

Par l’homogénéisation des manières de penser et des représentations sociales, l’école permet faire vivre plus longtemps ensemble quatre générations dans des espaces plus étendus qui dépassent le cadre national et sont liés les uns aux autres. C’est aussi « vivre ensemble » les mutations inédites engendrées par les technologies numériques, les sciences du vivant, la crise écologique et leurs conséquences. C’est-à-dire : « Faire société ». Cela fait partie de ses missions. L’école a en charge la formation des citoyens : l’enseignement de la morale civique, par exemple, est censé inculquer aux nouvelles générations les valeurs d vivre ensemble, la tolérance, les principes de la laïcité. L’école transmet aussi les normes (ponctualité, respect de l’autorité), des valeurs (le sens de l’effort, de l’honnêteté, le gout de la réussite). Elle prépare aussi les individus de demain à leurs futurs rôles sociaux. Mais surtout, par la formation qu’elle dispense et les diplômes qu’elle distribue, elle joue un rôle déterminant dans l’obtention d’un emploi et donc dans l’intégration sociale.

Cependant, l’école semble avoir de plus en plus de difficultés à tenir ses fonctions d’intégration. Un taux élevé de jeunes en échec scolaire, fait plus qu’ailleurs dépendre la réussite scolaire de l’origine sociale et ne parvient pas à fournir des élites assez étoffées : en somme, il n’est ni juste, ni efficace.

Ces difficultés tiennent à la culture permanente du classement, à l’élimination précoce des plus faibles et à une grande tolérance aux inégalités et à leur reproduction. Ainsi, malgré des sommes importantes dépensées en matière d’éducation. L’école reste très inégalitaire. Les jeunes qui sortent de l’école sans diplôme ne peuvent que nourrir un fort ressentiment face à cette institution et parfois face à la société dans son ensemble. L’échec scolaire est très stigmatisant : quand « tout le monde a le bac », ne pas l’avoir est souvent source d’exclusion, notamment sur le marché du travail.

Enfin, face à des publics scolaires lus hétérogènes sur le plan social et culturel, l’école éprouve davantage de difficultés à transmettre une culture commune. L’institution scolaire, déscolarisation et parfois violences dans les comportements.

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