Le gouvernement Français impose au pôle emploi une suppression de 1300 postes en 2019.

Le gouvernement impose au pôle emploi une suppression de 1300 postes en 2019.

Dans le même temps et à effectif décroissant une plate-forme de contrôle de la recherche d’emploi est créée, l’offre raisonnable d’emploi est revenue à l’ordre du jour.

Après la fermeture des agences les après-midi, voilà que de plus en plus de postes d’accueil sont supprimés. Cette mise à distance est accentuée par une dématérialisation intensive.

Autant d’éléments qui indiquent clairement la volonté de fermer pôle emploi, de priver les personnes de l’accompagnement à la recherche d’emploi et de  l’accès aux droits. En effet  une négociation est prévue entre le gouvernement et les partenaires sociaux pour une réforme de l’assurance chômage, dont l’objectif est déjà annoncé : diminuer les prestations en direction des travailleurs qui perdent leur emploi.

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Les jeunes Italiens fuient leur pays, pour rejoindre la France, la Belgique, ou là où un avenir est possible. 

Selon la Fondation Migrantes, quelque 40.000 Italiens âgés de 18 à 34 ans ont quitté en 2015 la péninsule pour tenter leur chance à l’étranger. Le taux de chômage est supérieur à 11 %, largement au-dessus de la moyenne de la zone euro (9,3 %), et chez les 15-24 ans, il atteint même 37 %, contre une moyenne européenne de 18,7 %. Les jeunes Italiens fuient leur pays, pour rejoindre la France, la Belgique, ou là où un avenir est possible.

La déflation ; augmentation de chômage.

La déflation, que l’on peut définir comme une période de baisse durable et auto- entretenue du niveau général des prix, peut se traduire par une augmentation du chômage. Pour le comprendre, on peut faire intervenir la notion d’anticipation. Si les agents économiques sont convaincus que les prix vont continuer à baisser, ils vont reporter leurs achats et leurs investissements à plus tard, ce qui va freiner la demande. Par ailleurs ; dans un contexte de déflation, on va épargner davantage, car la monnaie gagne en pouvoir d’achat au fil de la baisse des prix, ce qui va déprimer un peu plus la demande. Les salaires nominaux diminuent, ce qui – par un effet psychologique, et ce même si les salaires réels sont stables – conduit les ménages à restreindre leurs achats. Enfin, les prix diminuant, beaucoup d’entreprises font faillite ou cherchent à liquider leur stock en baissant encore un peu leurs prix. Tous ces événements viennent déprimer la demande globale, poussent la récession et provoquent une montée du chômage.

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L’Allemagne, le pays de l’UE qui connait le plus fort taux de chômage.

Parmi les États membres de l’UE, l’Allemagne est le pays qui connait le plus fort taux de chômeurs en risque de pauvreté, devant la Lituanie. La moyenne de la zone euro est beaucoup plus basse, sans parler de la France ou de la Finlande qui ferme la marche avec 37,3%.

Le nombre de personnes cumulant deux emplois pour faire face au risque de pauvreté est de ce fait en progression. Plus de 2,2 millions d’Allemands ont un double emploi, près de deux fois plus qu’en France.

Économiquement; la Suisse.

L’économie de la Suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées au monde en dépit de l’absence de matières premières et de son absence de débouché maritime. Le taux de chômage y est structurellement bas, de même que le taux d’inflation. L’industrie, tournée vers l’exportation, est largement spécialisée dans les produits à haute valeur ajoutée.

Comme la plupart des pays européens, la Suisse est essentiellement un pays de petites et moyennes entreprises (PME) occupant moins de 500 personnes, phénomène renforcé par le développement du secteur tertiaire : plus de 99 % des entreprises privées non agricoles étaient ainsi des PME en 2005, un chiffre qui a peu varié depuis la seconde moitié du xxe siècle. L’évolution du nombre moyen d’emplois à temps plein ne montre pas de tendance à la concentration malgré le dynamisme accru des grandes entreprises privées.

La philosophie de politique économique des autorités est de conception libérale et non interventionniste, ce qui se traduit par une défense du libre-échange, l’absence relative de secteurs subventionnés à l’exception notable de l’agriculture et des transports et une politique régionale dite « prudente ».

 

Reformes Hartz I et Hartz II ; la pauvreté en forte augmentation pour 40% des citoyens Allemands.

Parmi les États membres de l’UE, l’Allemagne est le pays qui connait le plus fort taux de chômeurs en risque de pauvreté, devant la Lituanie. La moyenne de la zone euro est beaucoup plus basse, sans parler de la France ou de la Finlande qui ferme la marche avec 37,3%.

Depuis 2003, l’économie allemande a créé 2,5 millions mini-jobs sous les réformes Hartz, également connues sous « Agenda 2010 ».

Mini-jobs et midi-jobs désignent des contrats à salaire modéré, qui correspondent à un faible nombre d’heures travaillées. Les mini-jobs existaient avant les lois Hartz, la loi Hartz II a augmenté leur plafond maximum de salaire de 325 € à 400 € mensuel et a créé un échelon supérieur, les midi-jobs, avec une limite de salaire de 800 €. Les mini-jobs sont soumis à des cotisations sociales salariales nulles ou réduites. Le taux de cotisations patronales pour un emploi rémunéré en-dessous de 400 € mensuel est supérieur à celui d’un emploi salarié « normal » (environ 28 % au lieu d’environ 20 %, taux de cotisation patronal de droit commun). Une personne en mini-job n’a pas de droit au chômage et elle a des droits optionnels à la retraite : si le salarié en mini-job le souhaite, il peut s’acquitter d’une cotisation-retraite réduite de 4,9 % qui ouvre des droits similaires aux cotisations de droits communs. Un emploi mini-job n’ouvre pas de droits maladie dans la mesure où l’employeur ne verse pas de cotisations sociales à l’assurance-maladie. La personne peut néanmoins bénéficier d’une couverture maladie si elle a une autre activité qui lui ouvre des droits ou si elle reçoit des droits d’une autre personne de sa famille. Les midi-jobs sont soumis à un barème progressif de cotisations sociales jusqu’à atteindre le taux plein lorsque le salaire atteint 850 €. Une personne en midi-job a globalement les mêmes droits qu’un salarié soumis pleinement à cotisations sociales. Une croissance marquée de ces dispositifs, ainsi que des ein-euro jobs (dispositif d’insertion dans le secteur non marchand créé par la loi Hartz IV dans lequel le bénéficiaire continue de percevoir son allocation en plus d’une « compensation » d’au moins un euro de l’heure pour un travail d’utilité publique), peut être observée depuis 2004 :

• les effectifs en mini-jobs exercés en sus d’une activité rémunérée (déjà comptabilisés dans les chiffres d’emploi du fait de leur activité principale) ont fortement progressé, de 840 000 personnes, passant de 1,69 million de personnes en 2004 à 2,53 millions en 2011 ; ceux exercés comme seule activité ont en revanche augmenté de seulement 81 000 entre 2004 et 2011 (à 4,9 millions, dont 66 % de femmes) ;

• les effectifs en midi-jobs ont crû de 1,19 million en 2007 à 1,37 million en 2011 (dont 74 % de femmes) ;

• dès leur première année pleine d’existence, en 2005, les personnes occupants des ein-euro-jobs ont été plus de 200 000 ; le dispositif a continué de monter en charge jusqu’en 2009, avec plus de 320 000 emplois de ce type, puis a enregistré un fort recul en 2011, à 188 000.

En bref, cette progression de l’emploi a conduit à une baisse de 5 points du taux de chômage. Cependant, la pauvreté gagne une bonne partie des actifs allemands. Le nombre d’heures travaillées par 1/5e des Allemands sont en baisses constantes pour un salaire à 11 euros de l’heure. Le nombre de personnes cumulant deux emplois pour faire face au risque de pauvreté est de ce fait en progression. Plus de 2,2 millions d’Allemands ont un double emploi, près de deux fois plus qu’en France.

 

Rollin Mélanie