Des dérogations liées à l’interdiction progressive du diesel prévues en Wallonie.

Suite à l’adoption du décret destiné à fixer un cadre pour lutter contre les polluants atmosphériques et les particules fines liées à la circulation des véhicules thermiques, les dispositions wallonnes prévoient des dérogations notamment pour les véhicules spécifiques (véhicules prioritaires, des forces armées, utilisés en situation d’urgence, etc.), les véhicules adaptés au transport de personnes handicapées ou enocre les véhicules qui parcourent moins de 3 000 km par an.

Enfin, une disposition est mise en œuvre concernant des véhicules plus récents (au moins EURO 4) qui auraient été acquis avant la date du 1er janvier 2019. Ces derniers véhicules pourront continuer à circuler pendant une durée complémentaire fixée par le Gouvernement, pour autant qu’ils ne soient pas cédés à un tiers.

Des dérogations ponctuelles pourront également être accordées en cas de situations exceptionnelles et limitées dans le temps.

Contexte global

La pollution de l’air cause plus de 400 000 décès prématurés en Europe dont 9.300 pour la Belgique ainsi que bon nombre de maladies et affections respiratoires et problèmes cardiovasculaires. Au fil du temps, le transport est devenu la source émettrice principale. 48 % lui sont imputables dont plus de 60 % aux véhicules diesel.

Ce décret contribuera aussi à atteindre les obligations européennes qui imposent notamment de réduire de 59 % les émissions de NOx d’ici 2030 par rapport à 2005.

Planter 1 000 milliards d’arbres pour anéantir au moins dix années d’émis­sions et désenrayer la marche du réchauffement climatique.

Selon des chercheurs, le nombre d’arbres sur la planète a longtemps été sous-estimé, de même que leur poten­tiel pour lutter contre le changement climatique et la perte de biodi­ver­sité. Dans une autre étude publiée en 2015, le scientifique britannique spécialisé dans l’éco­lo­gie des écosystèmes Thomas Crow­ther avait dévoilé une carte de la densité des arbres à l’échelle mondiale ainsi que le nombre total d’arbres sur Terre. À l’aide de données au sol et par satel­lite, il a pu esti­mer que la Terre est couverte de 3,04 billions d’arbres et que ce nombre a dimi­nué d’en­vi­ron 46 % depuis le début de la civilisation humaine.

Fort de ces précisions, Thomas Crow­ther a ainsi imaginé une façon de désenrayer la marche du réchauffement climatique avec les arbres. Pour la présente étude, avec ses collègues, il a donc ont suivi la même approche pour prédire le nombre d’arbres pouvant être plantés pour remplir chaque espace vide à travers le monde.

Leur ambitieuse analyse suggère qu’une restauration massive des forêts à travers le monde pourrait annu­ler une décen­nie d’émis­sions en aspi­rant le dioxyde de carbone et être ainsi plus effi­cace que toutes les solu­tions déjà envi­sa­gées, depuis l’éner­gie éolienne jusqu’à la réduc­tion des déchets. L’équipe a tenté d’es­ti­mer la quan­tité de carbone qui pour­rait être captée en plan­tant ces arbres.

Planter des arbres

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A lire aussi : LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EST RÉEL. https://mediastudio.online/2018/08/08/le-changement-climatique-est-reel/


 

Plus de 4 300 000 000 000 de mégots de cigarettes jetés par an au sol ; Une vraie plaie pour l’environnement.

Dans le monde, 4 300 milliards de mégots de cigarettes sont jetés dans les rues chaque année soit 137 000 mégots par seconde (compteur) selon Eco Volontaire International (EVI). En moyenne, il faut 12 ans pour que ces mégots se dégradent complètement.

Les milliards de filtres à cigarette jetés chaque année représentent un danger pour l’environnement. Composés d’acétate de cellulose, ils peuvent mettre jusqu’à 15 ans pour se dégrader dans la nature.

Les mégots = 2,3 millions de tonnes de déchets

Les mégots = 209 000 tonnes de déchets chimiques rejetés dans la nature.

Un m3 de neige est pollué par 1 mégot. En s’enfonçant dans le sol, les mégots vont diffuser une partie de leurs composants toxiques.

Les mégots = 2500 composants chimiques différents rejetés dans la nature.

Un mégot est susceptible à lui seul de polluer 500 litres d’eau, la rendant impropre à la consommation.

La fumée d’une cigarette pollue autant que 10 voitures diesel tournant au ralenti pendant 30 minutes!

Des expériences ont été effectuées avec des mégots où il restait 1 à 2 cm de tabac, puis des mégots sans tabac restant et enfin, des filtres non utilisés. Ils ont été trempés séparément dans une eau de dilution (eau minérale diluée pour les poissons d’eau douce et eau de mer pour les poissons de mer) pendant 24h. Puis, des dilutions ont été effectuées et on a laissé les poissons y vivre ou plutôt survivre pendant 96h.

L’étude recherchait la concentration en mégots qui procure 50% de mortalité des poissons, que l’on nomme LC50 (lethal concentration 50.)

Les résultats ont montré que le LC50 pour les mégots contenant du tabac était atteint à 1,1 mégots/L pour les deux espèces de poissons. Le LC50 pour les mégots seuls a été atteint à 4,1 mégots/L pour le poisson d’eau de mer et à 5,5 mégots/L pour le poisson d’eau douce. Le LC50 pour les filtres propres a été atteint à 5,1 mégots/L pour le poisson d’eau de mer et à 13,5 mégots/L pour le poisson d’eau douce. Ce qui est assez surprenant car le filtre seul s’avère finalement assez toxique.

On remarque des différences assez flagrantes pour les mégots seuls entre les espèces marines et d’eau douce. Le poisson d’eau de mer (Atherinops affinis) s’avère beaucoup plus sensible à la toxicité des mégots. Selon l’étude, cela pourrait être dû à la dureté de l’eau de mer. Il est alors possible que toute nicotine non disponible devienne bio-disponible* plus rapidement dans l’eau de mer, délivrant donc plus rapidement une concentration plus forte aux poissons.

D’autre part, concernant les mégots seuls, il est possible que le fait de fumer crée de nouveaux produits chimiques plus toxiques et change la solubilité des composés dans le mégot les rendant davantage bio-disponibles.

Malgré la preuve de plus en plus forte de la toxicité des mégots qui a maintenant été faite sur deux espèces de poissons, il reste difficile d’évaluer l’impact réel des mégots sur le milieu aquatique (c’est-à-dire à une échelle plus large). Il faut donc encore étendre la recherche sur les composés qui entrent en jeu, le potentiel de bio-accumulation correspondant à la capacité des organismes à absorber et concentrer certaines substances chimiques.

*Désigne l’aptitude d’un élément à être absorbé et à atteindre les membranes cellulaires des organismes vivants. Ce concept général intègre tous les phénomènes mis en jeu depuis la pénétration d’un agent dangereux dans un organisme vivant jusqu’à son métabolisme, son élimination ou son stockage.

Mégots de cigarettes

Plus d’un million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction.

Plus d’un million d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées d’extinction, notamment au cours des prochaines décennies, ce qui n’a jamais eu lieu auparavant dans l’histoire de l’humanité. Depuis 1900, l’abondance moyenne des espèces locales dans la plupart des grands habitats terrestres a diminué d’au moins 20 % en moyenne. Plus de 40 % des espèces d’amphibiens, près de 33 % des récifs coralliens et plus d’un tiers de tous les mammifères marins sont menacés. La situation est moins claire pour les espèces d’insectes, mais les données disponibles conduisent à une estimation provisoire de 10 % d’espèces menacées. Au moins 680 espèces de vertébrés ont disparu depuis le 16ème siècle et plus de 9 % de toutes les races domestiquées de mammifères utilisées pour l’alimentation et l’agriculture avaient disparu en 2016, et 1 000 races de plus sont menacées.

Depuis 1980, les émissions de gaz à effet de serre ont été multipliées par deux, provoquant une augmentation des températures moyennes mondiales d’au moins 0,7 degré Celsius. Le changement climatique a déjà un impact sur la nature, depuis le niveau des écosystèmes jusqu’à celui de la diversité génétique – impact qui devrait augmenter au cours des décennies à venir et, dans certains cas, surpasser l’impact dû au changement d’usage des terres et de la mer et des autres facteurs de pression.

En dépit des progrès réalisés pour conserver la nature et mettre en œuvre des politiques en faveur de celle-ci, le rapport met aussi en évidence que les trajectoires actuelles ne permettent pas d’atteindre les objectifs mondiaux visant à conserver et exploiter durablement la nature. Les objectifs pour 2030 et au-delà ne pourront être atteints que par un changement transformateur dans les domaines de l’économie, de la société, de la politique et de la technologie. Avec seulement quatre des vingt objectifs d’Aichi (Plan stratégique pour la diversité biologique 2011-2020″ pour la planète, adopté par les Parties à la Convention sur la diversité biologique) pour la biodiversité présentant des progrès réels dans leurs déclinaisons, il est probable que la plupart d’entre eux ne seront pas atteints d’ici l’échéance de 2020. Les tendances négatives actuelles concernant la biodiversité et les écosystèmes vont freiner les progrès en vue d’atteindre les objectifs de développement durable dans 80% (35 sur 44) des cas où les cibles ont été évaluées ; en particulier ceux liées à la pauvreté, la faim, la santé, l’eau, les villes, le climat, les océans et les sols. La perte de biodiversité est donc non seulement un problème environnemental, mais aussi un enjeu lié au développement, à l’économie, la sécurité, la société et l’éthique.

Les trois quarts de l’environnement terrestre et environ 66 % du milieu marin ont été significativement modifiés par l’action humaine. En moyenne, ces tendances ont été moins graves ou évitées dans les zones qui appartiennent à ou sont gérées par des peuples autochtones et des communautés locales.

Plus d’un tiers de la surface terrestre du monde et près de 75 % des ressources en eau douce sont maintenant destinées à l’agriculture ou à l’élevage.

La valeur de la production agricole a augmenté d’environ 300 % depuis 1970, la récolte de bois brut a augmenté de 45 % et environ 60 milliards de tonnes de ressources renouvelables et non renouvelables sont maintenant extraites chaque année dans le monde  – quantité qui a presque doublé depuis 1980.

La dégradation des sols a réduit de 23 % la productivité de l’ensemble de la  surface terrestre mondiale ; une partie de la production agricole annuelle mondiale, d’une valeur marchande pouvant atteindre 577 milliards de dollars US, est confrontée au risque de disparition des pollinisateurs et de 100 à 300 millions de personnes sont exposées à un risque accru d’inondations et d’ouragans en raison de la perte d’habitats côtiers et de leur protection.

En 2015, 33 % des stocks de poissons marins ont été exploités à des niveaux non durable ; 60 % l’ont été au niveau maximum de pêche durable, et seulement 7 % à un niveau inférieur à celui estimé comme étant durable.

Les zones urbaines ont plus que doublé depuis 1992.

La pollution par les plastiques a été multipliée par dix depuis 1980 ; environ 300-400 millions de tonnes de métaux lourds, solvants, boues toxiques et autres déchets issus des sites industriels sont déversés chaque année dans les eaux du monde, et les engrais qui arrivent dans les écosystèmes côtiers ont produit plus de 400 « zones mortes» dans les océans, ce qui représente environ 245.000 km2, soit une superficie totale plus grande que le Royaume-Uni.

Les tendances négatives de la nature continueront jusqu’en 2050 et au-delà, dans tous les scénarios politiques explorés dans le rapport, sauf dans ceux qui proposent un changement transformateur – cela en raison de l’impact qu’aura l’augmentation du changement d’usage des terres, l’exploitation de certains organismes et le changement climatique, toutefois avec des différences significatives selon les régions.

extinction animale

La surveillance marine en matière de pollution serait elle plus laborieuse avec le changement climatique ?

Alors que les animaux et les plantes impliqués dans les catastrophes telles que des incidents beaucoup trop petits, souvent invisibles, persistants et beaucoup plus difficiles à repérer. sont facilement identifiés comme stressés ou physiquement affectés par la pollution, les organismes peuvent sembler et se comporter parfaitement normalement. Ce n’est qu’au fil du temps que l’exposition chronique à la pollution de faible intensité fait des ravages. Souvent trop tard pour faire quelque chose pour sauver une population particulière, dont le déclin pourrait avoir des répercussions sur l’environnement, souvent avec des conséquences socio-économiques, Il y a donc non seulement une responsabilité morale à l’égard de l’environnement, mais aussi une forte incitation financière, car de nombreux emplois et moyens de subsistance dépendent d’un environnement sain et de ses écosystèmes. Les effets du changement climatique sont susceptibles d’affecter les biomarqueurs à trois niveaux. Alors qu’est ce que des biomarqueurs? 

Les biomarqueurs d’exposition constituent un outil permettant d’identifier rapidement les phénomènes de pollution, souvent à des niveaux non détectables par les méthodes classiques. Définis de manière vague comme des effets mesurables (paramètres) dans les organismes, fournissant des preuves de l’exposition à des polluants, les biomarqueurs conduisent à établir la cause et à fournir les données nécessaires pour éclairer toute décision politique à prendre.

Des rapports sur les changements climatiques montrent que les 75 mètres des océans du monde se sont réchauffées à un taux de 0,11 ° C par décennie depuis au moins supérieur 1971 et l’absorption de CO 2 causées par la pollution humaine a diminué le pH (niveau d’acidité) de -0,0014 à -0,0024 par an et devrait se poursuivre.

Le premier marqueur serait que les organismes couramment utilisés peuvent ne plus être disponibles, car ils migrent plus au nord à la recherche d’eau plus froide. Et ils peuvent alors être remplacés par des espèces envahissantes provenant d’eaux plus chaudes qui ne sont pas aussi sensibles à la pollution et donc moins utiles que les organismes biomarqueurs. La modification des schémas migratoires peut accroître le transport de contaminants dans le corps des organismes en quantités importantes vers d’autres endroits auparavant propres, voire même, dans certains cas, plus importants que les méthodes éoliennes ou utilisant l’eau.

Le second partirait du principe que le devenir et le comportement des contaminants dans l’environnement, en particulier leur persistance, leur capacité à être absorbés par les organismes et leur comportement une fois absorbés, sont fortement influencés par des facteurs environnementaux tels que la salinité, le pH et la température, changer dans les scénarios de changement climatique. Cela signifie que les organismes peuvent être plus ou moins sensibles aux polluants; le degré de changement dépendra des polluants spécifiques et des espèces d’organismes impliquées.

Et troisièmement, que les organismes incapables de migrer subissent un stress accru en raison des changements de température, de salinité et de pH, ce qui peut signifier qu’ils ne sont plus suffisamment sensibles à la tâche des biomarqueurs.

Les preuves du changement climatique induit par la pollution causée par l’homme sont accablantes et il est clair que cela affecte l’environnement marin. Par conséquent, il peut être nécessaire de réévaluer et d’adapter certaines espèces de biomarqueurs et certains paramètres couramment utilisés pour cet environnement changeant si l’on veut les utiliser à l’avenir comme systèmes d’alerte précoce à la pollution.

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