L’éolien en mer se développe en Europe.

La première éolienne offshore française flottante, installée au large du Croisic (Loire-Atlantique), a déjà commencé à alimenter le réseau électrique en septembre 2018 et permettra donc d’alimenter en électricité l’équivalent de 5 000 habitants.

Soutenu par l’Union européenne, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et la région Pays de la Loire, cette première éolienne marine en France, de taille modeste par rapport à celles qui seront amenées à lui succéder, a la particularité d’être flottante, une technique encore émergente. Équipée d’une turbine de deux mégawatts, elle repose sur un flotteur de forme carrée et de couleur jaune, ancré au fond marin par des câbles en nylon, une fibre synthétique élastique et non corrodable.

Quatre parcs pilotes sont actuellement en développement en France, dans le cadre de la transition énergétique. Trois sont prévus en Méditerranée et un en Bretagne, au large de Groix. L’Europe compte plus de 4 000 éoliennes offshores en activité, dont en mer du Nord, en Belgique, par exemple, et qui fournissent de l’électricité à un million de ménages belges. La capacité éolienne totale en mer belge s’élève donc à 1.119 mégawatts (MW), ce qui correspond à une production annuelle d’électricité de 4.030 gigawattheures (GWh). Le cap d’un million de ménages fournis en électricité produite en mer du Nord a ainsi été franchi. À titre de comparaison, la Belgique compte 4,8 millions de familles. La Belgian Offshore Platform souligne aussi, que la croissance du secteur éolien devrait permettre de générer, jusqu’en 2030, entre 15.000 et 16.000 emplois directs et indirects en Belgique, en Europe et à l’international. En Belgique, c’est aussi 85% de la population favorable à l’éolien en mer.

Une ferme éolienne de 87 turbines au total en mer d’Irlande a démarré en septembre 2018, sur une superficie supérieure à la taille de Paris, soit l’équivalent de 20 000 terrains de football mis côte à côte. Le tout, situé à Walney , au large de Barrow in Furness, à 30 kilomètres des côtes anglaises, au nord du pays, entre l’Angleterre et l’Irlande du Nord. Cet ensemble peut donc fournir 659 mégawatts, soit près de 600 000 foyers. Le Royaume-Uni, leader dans le monde dans ce domaine, possède désormais 1 750 turbines éoliennes offshore : en mer d’Irlande, en mer du Nord, dans l’estuaire de la Tamise aussi. L’éolien produit désormais plus d’électricité que le nucléaire en Grande-Bretagne. Surtout, il est de plus en plus rentable avec des turbines de plus en plus puissantes. Ce que l’on appelle son « coût de rachat » a baissé de moitié en quelques années chez nos voisins. Résultat : à lui seul l’éolien en mer produit 10% de l’électricité au Royaume-Uni.

Il y a maintenant 11 pays concernés en Europe. Cela veut dire plus de 4 000 turbines au total réparties en une centaine de fermes. En 10 ans, cette source d’énergie a été multipliée par 10 en Europe. Après le Royaume-Uni, il y a l’Allemagne, mais aussi le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, la Norvège, l’Irlande, l’Espagne, etc. Bref tout le monde en Europe sur la côte Atlantique et la mer du Nord, sauf… le Portugal et la France. Avec plus de 11 millions de km2 d’espace océanique sous sa juridiction en métropole et dans les outre-mer – soit le deuxième domaine maritime après celui des Etats-Unis –, la France dispose d’un gisement d’ « or bleu » presque inépuisable. Il reste pourtant, à ce jour, inexploité.

 

éolien en mer

Doris Ayling, (Sussex, Royaume-Uni), 99 ans, a reçu une lettre de l’hôpital lui annonçant qu’elle est enceinte.

 

99 ans et enceinte

À 99 ans, Doris Ayling, habitante de Bognor Regis (Sussex, Royaume-Uni), a reçu, en juin 2015, une lettre de l’hôpital lui annonçant qu’elle est enceinte.

Quand elle a ouvert la lettre venant de l’hôpital local lui annonçant qu’elle était enceinte, elle a, comme tous les membres de sa famille, bien rigolé.

Tout simplement parce que Doris Ayling, habitante de Bognor Regis (Sussex, Royaume-Uni), est âgée de 99 ans.

Cette grand-mère qui a 20 petits-enfants a pourtant reçu, fin juin, un courrier du service prénatal du Fareham Community Hospital, confirmant sa grossesse et la priant de bien vouloir prendre rendez-vous.

« Il s’agit d’une erreur administrative très rare « 

« J’ai trois enfants et 20 petits-enfants, mais je n’ai pas été enceinte depuis 70 ans « , a précisé la vieille dame tout sourire au Sun, qui se plaît toujours à relater ce genre d’histoire loufoque.

« Il s’agit d’une erreur administrative très rare, et nous nous sommes excusés pour l’anxiété inutile qu’elle a pu causer », a répondu le porte-parole des services de santé régionaux interrogé par le journal britannique.
Reste que la date de naissance exacte de Doris (le 21 novembre 1915) figurait bien dans l’en-tête du courrier qui demandait également à la vieille dame d’apporter un échantillon d’urine pour confirmer les résultats.

Le big bang en matière de réglementation de protection de données personnelles. (Article 07)

Applicable dès le 25 mai 2018, le GDPR, Règlement Général européen de Protection des Données personnelles, s’inscrit dans le prolongement des lois Informatique et Liberté européenne. Il élargit les droits des Citoyens sur la gestion de leurs données personnelles :

  • Consentement : aucune donnée ne peut être collectée sans accord explicite et positif (art. 7)
  • Transparence : droit de savoir à quoi servent ses données (art. 13 et 14)
  • Droit d’accès et de rectification : droit de consultation et de modification (art. 15 et 16)
  • Droit à l’oubli : suppression et limitation de conservation des données (art. Image associée17)
  • Portabilité : droit de récupérer ses données pour les transférer ailleurs (art. 20)
  • Droit d’opposition : la personne concernée a le droit de s’opposer à tout moment au traitement de ses données (art 21)
  • Profilage : droit de ne pas faire l’objet d’une décision fondée exclusivement sur un traitement automatisé (art. 22).
  • Minimisation : gestion des données uniquement nécessaires à la finalité réelle (art. 5)
  • Sécurité : droit de voir ses données systématiquement protégées (art. 32)
  • Notification : droit à l’information en cas de fuite de données (art. 33)
Dans les cas où le traitement repose sur le consentement, le responsable du traitement est en mesure de démontrer que la personne concernée a donné son consentement au traitement de données à caractère personnel la concernant.
Si le consentement de la personne concernée est donné dans le cadre d’une déclaration écrite qui concerne également d’autres questions, la demande de consentement est présentée sous une forme qui la distingue clairement de ces autres questions, sous une forme compréhensible et aisément accessible, et formulée en des termes clairs et simples. Aucune partie de cette déclaration qui constitue une violation du présent règlement n’est contraignante.
La personne concernée a le droit de retirer son consentement à tout moment. Le retrait du consentement ne compromet pas la licéité du traitement fondé sur le consentement effectué avant ce retrait. La personne concernée en est informée avant de donner son consentement. Il est aussi simple de retirer que de donner son consentement.
Au moment de déterminer si le consentement est donné librement, il y a lieu de tenir le plus grand compte de la question de savoir, entre autres, si l’exécution d’un contrat, y compris la fourniture d’un service, est subordonnée au consentement au traitement de données à caractère personnel qui n’est pas nécessaire à l’exécution dudit contrat. 

Les données à caractère personnel doivent être traitées de manière licite, loyale et transparente au regard de la personne concernée (licéité, loyauté, transparence).

Elles seront collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes, et ne pas être traitées ultérieurement d’une manière incompatible avec ces finalités ; le traitement ultérieur à des fins archivistiques dans l’intérêt public, à des fins de recherche scientifique ou historique ou à des fins statistiques n’est pas considéré, conformément à l’article 89, paragraphe 1, comme incompatible avec les finalités initiales (limitation des finalités).

Elles devront être adéquates, pertinentes et limitées à ce qui est nécessaire au regard des finalités pour lesquelles elles sont traitées (minimisation des données); exactes et, si nécessaire, tenues à jour; toutes les mesures raisonnables doivent être prises pour que les données à caractère personnel qui sont inexactes, eu égard aux finalités pour lesquelles elles sont traitées, soient effacées ou rectifiées sans tarder (exactitude).

Elles pourront être conservées sous une forme permettant l’identification des personnes concernées pendant une durée n’excédant pas celle nécessaire au regard des finalités pour lesquelles elles sont traitées; les données à caractère personnel peuvent être conservées pour des durées plus longues dans la mesure où elles seront traitées exclusivement à des fins archivistiques dans l’intérêt public, à des fins de recherche scientifique ou historique ou à des fins statistiques conformément à l’article 89, paragraphe 1, pour autant que soient mises en œuvre les mesures techniques et organisationnelles appropriées requises par le présent règlement afin de garantir les droits et libertés de la personne concernée (limitation de la conservation).

Ces données seront traitées de façon à garantir une sécurité appropriée des données à caractère personnel, y compris la protection contre le traitement non autorisé ou illicite et contre la perte, la destruction ou les dégâts d’origine accidentelle, à l’aide de mesures techniques ou organisationnelles appropriées (intégrité et confidentialité).

En Italie, il n’existait pas de loi sur la protection des données personnelles avant la transposition, qui a été réalisée par l’adoption de la loi du 31 décembre 1996 portant protection des personnes et des organismes publics et privés à l’égard du traitement de données à caractère personnel. Comme son nom l’indique, la loi italienne concerne les personnes physiques et les personnes morales. Par ailleurs, elle s’applique aux fichiers automatisés et aux fichiers manuels. Cependant, elle exclut certains traitements réalisés par les administrations publiques, et notamment par celle de la justice.

En revanche, le Portugal et le Royaume-Uni ont dû modifier leur législation pour transposer la directive 95/46/CE. Tous deux l’ont fait en 1998. Au Portugal, la transposition a exigé une révision constitutionnelle et s’est traduite par l’abrogation de la loi précédente, qui datait de 1991. La nouvelle loi portugaise concerne, quel que soit leur support, tous les fichiers, publics ou privés, manuels ou automatisés, comportant des données personnelles relatives aux personnes physiques. La nouvelle loi anglaise, qui concerne également les seules personnes physiques, a un champ d’application plus large que la loi précédente, qui datait de 1984 et qui ne visait que les fichiers automatisés. La loi de 1998 s’applique en effet aussi à certains fichiers manuels. De plus, elle vise toutes les données personnelles, quelles qu’elles soient (données textuelles sur support électronique, enregistrements sonores, images vidéo…). Dans l’attente de la publication des textes réglementaires nécessaires à son application, la loi de 1998 n’est pas encore entrée en vigueur.

Aux Pays-Bas, le gouvernement a déposé un projet de loi relatif à la protection des données personnelles. Après son adoption, ce texte devrait remplacer la loi actuelle, qui date de 1988. Le projet de loi du gouvernement néerlandais est assez proche de la directive. Il vise tous les fichiers, automatisés ou manuels, comprenant des données relatives aux personnes physiques, mais exclut certains fichiers publics, parmi lesquels ceux de la police, qui sont régis par une autre loi.

La directive 95/46/CE définit les données sensibles en prévoyant l’interdiction du  » traitement des données à caractère personnel qui révèlent l’origine raciale ou ethnique, les opinions politiques, les convictions religieuses ou philosophiques, l’appartenance syndicale  » ainsi que de celles  » relatives à la santé et à la vie sexuelle « . Elle assortit cette interdiction de tout traitement de quelques exceptions, parmi lesquelles le consentement explicite de l’intéressé et l’autorisation de la loi, du règlement ou de l’autorité de contrôle.

La loi de 1998 s’applique à toutes les données personnelles, quelle que soit leur nature, c’est-à-dire également aux enregistrements sonores et visuels. De plus, elle inclut dans son champ d’application les données comportant l’expression d’une opinion sur les personnes.

Comme la loi de 1984, celle de 1998 comprend un certain nombre d’exemptions. En particulier, les données relatives à la prévention et à la détection des crimes et celles concernant les procédures judiciaires en cours ainsi que les informations utilisées dans la lutte contre la fraude fiscale sont partiellement exclues du champ d’application de la loi : les principes de loyauté et de licéité du traitement, de non-révélation aux tiers, ainsi que le droit d’accès ne leur sont pas applicables lorsque cette application pourrait nuire à la lutte contre la criminalité ou contre la fraude fiscale.

La General Data Protection Regulation (GDPR), définitivement adoptée en 2016 au Parlement Européen représente donc un Big Bang en matière de réglementation de protection des données personnelles en Europe.

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